vendredi 1 mars 2019

Il faut exproprier le grand capital


Le conseil municipal du 4 février a débuté par le débat d’orientation budgétaire. Je suis intervenu pour réagir à certains aspects du rapport présenté par la majorité municipale :

« Vous évoquez des incertitudes sur la perspective de croissance économique mondiale.  En réalité, on s’enfonce dans la crise et c’est une véritable récession qui est annoncée […]. La baisse du niveau de vie est générale, car tout augmente, sauf les salaires, les allocations et les pensions […].

La raison de l’aggravation de nos vies quotidiennes est l’offensive menée  par les capitalistes pour faire payer leur crise à la population […].

Tous les gouvernements ont justifié les profits des capitalistes et les reculs imposés à la condition ouvrière. Résultat : les fortunes des milliardaires ne cessent de progresser […].

Pour résoudre des problèmes aussi élémentaires que loger la population, la soigner où s’occuper de personnes handicapées ou dépendantes, il faut contester le droit du grand capital de faire ce qu’il veut des profits extorqués aux travailleurs. Il faut l’exproprier et prendre collectivement le contrôle de l’économie.»

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (mars 2019)

lundi 4 février 2019

Débat d'orientation budgétaire

Le conseil municipal du 4 février a débuté par le "débat d'orientation budgétaire" pour l'année 2019. Je suis intervenu pour réagir à certains aspects de ce texte présenté par la majorité municipale :
"Dans le rapport que vous avez présenté vous évoquez, à propos de la conjoncture internationale, des incertitudes sur la perspective de croissance économique mondiale.  En réalité, on s’enfonce dans la crise et c’est une véritable récession qui est annoncée, y compris par les économistes patentés.

Bien des travailleurs, des chômeurs, des retraités, des artisans, des petits commerçants et des petits paysans l’ont déjà compris et le vivent. La catastrophe n’est plus devant nous, on y est.
La baisse du niveau de vie est en effet générale, car tout augmente, sauf les salaires, les allocations et les pensions. C’est cela et la colère légitime que cela entraîne, qui donne tout son souffle au mouvement actuel des gilets jaunes.
La raison fondamentale de l’aggravation de nos vies quotidiennes est l’offensive menée depuis plusieurs années par les capitalistes pour faire payer leur crise à la population laborieuse : des milliers de milliards ont été puisés dans les fonds publics pour renflouer les banques et la finance.
Et tous les gouvernements successifs, de droite, de gauche et l’actuel, en même temps de droite et de gauche, ont mené des politiques en faveur de la bourgeoisie et contre le monde du travail. Tous ont protégé la classe capitaliste, justifié ses profits et les reculs qu’elle impose à la condition ouvrière. Résultat : les fortunes personnelles des milliardaires ne cessent de progresser depuis six ans. Selon l’ONG Oxfam, en France, huit milliardaires possèdent autant que les 30 % les moins riches. Et au niveau mondial, ce sont les 26 plus riches milliardaires, dont deux français, qui possèdent autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité, soit 3,8 milliards de personnes !
Voilà le vrai visage de la classe capitaliste, elle est totalement parasitaire.
Pour résoudre des problèmes aussi élémentaires que loger la population, la soigner où s’occuper de personnes handicapées ou dépendantes, il faut contester le droit du grand capital de faire ce qu’il veut des profits que tous les travailleurs contribuent d’une façon ou d’une autre à produire. Il faut l’exproprier et prendre collectivement le contrôle de l’économie.
Ceci dit, ce n’est pas l’objet du budget de la commune. Sur ce plan, vos orientations pour le budget 2019 ne diffèrent guère des années passées. Les marges de manœuvres des communes sont bien évidemment limitées et contraintes par la volonté du gouvernement, comme des précédents, de faire contribuer les collectivités locales à la réduction du déficit de l’Etat.  Il n’y a rien de rédhibitoire dans votre projet et du fait que vous ne prévoyez pas d’augmenter les taux d’imposition, je ne voterai pas contre, mais je m’abstiendrai sur le budget principal lors des votes le 25 mars prochain."

vendredi 1 février 2019

GRAND DÉBAT NATIONAL : CAUSE TOUJOURS...


Pour tenter de reprendre la main, Macron a lancé « un grand débat national ». Celui-ci a pour objectif d’éclipser et d’étouffer la mobilisation des gilets jaunes et de ne pas répondre à leurs exigences.

Leur revendication la plus populaire est le rétablissement de l’ISF. Eh bien, par avance, Macron y met son veto ! Et en six pages et 34 questions, il n’y a pas un mot sur les salaires, l’emploi ou le niveau des pensions.

Le mouvement des gilets jaunes a montré que nombre de retraités, de femmes en précarité ou au foyer, de salariés et d’artisans ne veulent plus se taire. Peut-être qu’ici, à St-Jacques, certains pousseront ils leur coup de gueule dans le cadre de ce débat officiel, et cela se comprend. Mais croire que le débat national peut faire avancer les intérêts essentiels des travailleurs en termes d’emploi, de salaire ou de niveau de retraite, est une illusion.

Il n’y aura pas d’issue tant que le monde du travail n’enlèvera pas le pouvoir à la grande bourgeoisie en l’expropriant.   



Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (février 2019)

mardi 1 janvier 2019

Pour une année 2019 de luttes du monde du travail


Au moment où j’écris, le mouvement des Gilets Jaunes avait eu le mérite de poser le vrai problème de fond pour les travailleurs, retraités et chômeurs : la baisse du pouvoir d'achat et les fins de mois de plus en plus difficiles.

Autre réussite de ce mouvement, il pose le problème de faire payer les ultra-riches dont Macron est le larbin.

C’est en effet aux capitalistes, aux Peugeot, Bolloré, Pinault, Arnault, Mulliez, etc. que le monde du travail doit s’attaquer en tapant au cœur de ce qui fait leur richesse : les usines et les commerces.

Les militants Lutte Ouvrière de Saint-Jacques espèrent qu’en 2019 les travailleurs imposeront des augmentations des salaires, des pensions et des allocations, en les indexant sur les prix.



Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (janvier 2019)

samedi 1 décembre 2018

Les prix augmentent. Les salaires, pensions et allocations doivent suivre !


Ici à St-Jacques, comme ailleurs, nos fins de mois sont de plus en plus difficiles. D’abord, beaucoup de prix augmentent : fruits, légumes, gaz, électricité, etc. Ensuite, Macron et son gouvernement ont augmenté la CSG  et les taxes sur les carburants.

Surtout, nos salaires, pensions de retraite et allocations ne bougent pas depuis des années, voire diminuent.

Il est indispensable que nous nous mobilisions massivement, par la grève et dans la rue. Nous devons imposer nos exigences, à commencer par l’augmentation des salaires, des retraites et des allocations et leur alignement automatique sur le coût de la vie. Il n’y a qu’ainsi que le monde du travail se protègera contre l’appauvrissement qui résulte des politiques patronales et gouvernementales.

Qu’on ne nous dise pas : « il n’y a pas d’argent ». Il suffirait de prendre sur les super-profits des actionnaires de Total, de PSA, de L’Oréal, de Carrefour, etc.



Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (décembre 2018)