samedi 1 juin 2019

COMME DIRAIT MACRON, « UN POGNON DE DINGUE »


Suite à l’incendie de Notre-Dame de Paris, on a vu de très généreux donateurs surenchérir pour sa reconstruction. La famille Pinault, 100 millions d’euros ! Bernard Arnault, première fortune de France, 200 millions ! 200 millions d’euros, c’est le budget annuel des Restos du Cœur…

Localement, le conseil départemental d’Ille-et-Vilaine a décidé, lui, de débloquer 50 000 euros pour Notre-Dame. Au total, on atteindrait plus de 1 milliard d’euros.

C’est choquant dans un pays où il y a 10 millions de pauvres et 3 millions de mal-logés ou de S.D.F.

D’autant plus que, par le biais des réductions fiscales pour les donateurs, c’est l’Etat donc nos impôts qui vont financer la majeure partie de la reconstruction.



Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (juin 2019)


mercredi 1 mai 2019

« ON NE VA PAS METTRE PLUS D’ARGENT DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES »


C’est une phrase prononcée par Macron le 15 janvier au début du « grand Débat-bla-bla ».

  Au moment où les Dotations Globales de Fonctionnement de l’Etat aux communes sont annoncées, ça se vérifie. Des petites communes rurales perdent beaucoup.

  Certes, à Saint-Jacques, la dotation augmente de 30 602 . Elle atteint 832 327 €. Mais, en 2013, elle était de 1 343 808 €.

  Sous la présidence de Hollande, dont Macron était ministre, la dotation n’a pas cessé de diminuer. Pourtant, la population de la commune a augmenté tous les ans.

  Quel que soit le gouvernement, c’est toujours la même logique : dépenser de moins en moins pour les services publics utiles à la population. Il faut bien trouver l’argent nécessaire pour arroser de milliards la petite minorité de capitalistes qui se gave de plus en plus.

  C’est à ce grand capital, dont Macron n’est qu’un larbin zélé, que le camp des travailleurs doit s’attaquer.

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (mai 2019)

lundi 1 avril 2019

LES RICHES S’ENRICHISSENT, LES PAUVRES S’APPAUVRISSENT


Selon le Secours Populaire de Rennes, « en dix ans le nombre de familles bénéficiaires a doublé pour ce qui est de l’aide alimentaire pour atteindre le chiffre de plus de 5 000 ». En Ille-et-Vilaine, plus de 1 900 000 repas sont distribués par les Restos du Cœur en 2018-19 !... Ces chiffres ne cessent d’augmenter.
  Au même moment, pour ne citer qu’un exemple, les multimilliardaires d’ici, les Pinault, affichent 30,5 milliards d’euros de fortune : plus de 150 fois le budget annuel des Restos du Cœur en France !
  Pourtant, Macron et ses amis les ultra-riches, bloquent les salaires et les retraites, augmentent la CSG, le prix du carburant, etc. Macron a même supprimé l’Impôt Sur la Fortune
  Si nous ne voulons pas continuer à nous appauvrir, le monde du travail doit exproprier les immenses fortunes des Pinault, Arnault, Peugeot, etc. Et les mettre au service de l’ensemble de la population. 
  C’est la seule solution pour vivre bien et dignement de notre travail ou de notre retraite.

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (avril 2019)

vendredi 1 mars 2019

Il faut exproprier le grand capital


Le conseil municipal du 4 février a débuté par le débat d’orientation budgétaire. Je suis intervenu pour réagir à certains aspects du rapport présenté par la majorité municipale :

« Vous évoquez des incertitudes sur la perspective de croissance économique mondiale.  En réalité, on s’enfonce dans la crise et c’est une véritable récession qui est annoncée […]. La baisse du niveau de vie est générale, car tout augmente, sauf les salaires, les allocations et les pensions […].

La raison de l’aggravation de nos vies quotidiennes est l’offensive menée  par les capitalistes pour faire payer leur crise à la population […].

Tous les gouvernements ont justifié les profits des capitalistes et les reculs imposés à la condition ouvrière. Résultat : les fortunes des milliardaires ne cessent de progresser […].

Pour résoudre des problèmes aussi élémentaires que loger la population, la soigner où s’occuper de personnes handicapées ou dépendantes, il faut contester le droit du grand capital de faire ce qu’il veut des profits extorqués aux travailleurs. Il faut l’exproprier et prendre collectivement le contrôle de l’économie.»

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (mars 2019)

lundi 4 février 2019

Débat d'orientation budgétaire

Le conseil municipal du 4 février a débuté par le "débat d'orientation budgétaire" pour l'année 2019. Je suis intervenu pour réagir à certains aspects de ce texte présenté par la majorité municipale :
"Dans le rapport que vous avez présenté vous évoquez, à propos de la conjoncture internationale, des incertitudes sur la perspective de croissance économique mondiale.  En réalité, on s’enfonce dans la crise et c’est une véritable récession qui est annoncée, y compris par les économistes patentés.

Bien des travailleurs, des chômeurs, des retraités, des artisans, des petits commerçants et des petits paysans l’ont déjà compris et le vivent. La catastrophe n’est plus devant nous, on y est.
La baisse du niveau de vie est en effet générale, car tout augmente, sauf les salaires, les allocations et les pensions. C’est cela et la colère légitime que cela entraîne, qui donne tout son souffle au mouvement actuel des gilets jaunes.
La raison fondamentale de l’aggravation de nos vies quotidiennes est l’offensive menée depuis plusieurs années par les capitalistes pour faire payer leur crise à la population laborieuse : des milliers de milliards ont été puisés dans les fonds publics pour renflouer les banques et la finance.
Et tous les gouvernements successifs, de droite, de gauche et l’actuel, en même temps de droite et de gauche, ont mené des politiques en faveur de la bourgeoisie et contre le monde du travail. Tous ont protégé la classe capitaliste, justifié ses profits et les reculs qu’elle impose à la condition ouvrière. Résultat : les fortunes personnelles des milliardaires ne cessent de progresser depuis six ans. Selon l’ONG Oxfam, en France, huit milliardaires possèdent autant que les 30 % les moins riches. Et au niveau mondial, ce sont les 26 plus riches milliardaires, dont deux français, qui possèdent autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité, soit 3,8 milliards de personnes !
Voilà le vrai visage de la classe capitaliste, elle est totalement parasitaire.
Pour résoudre des problèmes aussi élémentaires que loger la population, la soigner où s’occuper de personnes handicapées ou dépendantes, il faut contester le droit du grand capital de faire ce qu’il veut des profits que tous les travailleurs contribuent d’une façon ou d’une autre à produire. Il faut l’exproprier et prendre collectivement le contrôle de l’économie.
Ceci dit, ce n’est pas l’objet du budget de la commune. Sur ce plan, vos orientations pour le budget 2019 ne diffèrent guère des années passées. Les marges de manœuvres des communes sont bien évidemment limitées et contraintes par la volonté du gouvernement, comme des précédents, de faire contribuer les collectivités locales à la réduction du déficit de l’Etat.  Il n’y a rien de rédhibitoire dans votre projet et du fait que vous ne prévoyez pas d’augmenter les taux d’imposition, je ne voterai pas contre, mais je m’abstiendrai sur le budget principal lors des votes le 25 mars prochain."