dimanche 1 novembre 2020

L’ARGENT PUBLIC POUR LA SANTÉ PUBLIQUE

    Quand j’écrivais, mi-octobre, St-Jacques et quarante-deux autres communes de Rennes Métropole venaient d’être mises en alerte sanitaire renforcée.

      Les personnels soignants et non-soignants dans les hôpitaux, les personnels des EPHAD et les infirmières ou aides à domicile, comme en mars-avril lors de la première vague, étaient toujours sous tension. Par exemple, au C.H.U Pontchaillou et au C.H.S Guillaume Régnier de Rennes, faute d’effectifs suffisants, les personnels « Covid + » mais asymptomatiques devaient quand même venir travailler…

      En fait, malgré la crise du printemps, rien n’a changé. Le système de santé est à la limite de la rupture et le gouvernement n’a rien fait pour anticiper.

      Alors, dans l’urgence de la situation sanitaire, l’argent public doit servir à embaucher massivement et rapidement, avec des salaires décents, des infirmières, des aides-soignantes, des aides à domicile, des médecins, tout le personnel nécessaire à la santé de la population.    

 Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (novembre 2020)

jeudi 1 octobre 2020

IL EST URGENT D’EMPÊCHER LES CAPITALISTES DE NUIRE

     Au moment où j’écris, les conséquences de la crise pour le monde du travail s’aggravent. Quelques exemples :

     Alinea à La Mezière (52 personnes), Technicolor à Cesson (110), etc. Les licenciements pleuvent. Le chômage explose.

     À PSA La Janais, seuls 500 intérimaires sur 1000 ont été réembauchés, alors qu’il y a des heures supplémentaires en permanence.

     Il y a quatre mois, un village alimentaire avait été ouvert au gymnase de la Courrouze : il a fallu tenter de faire face à l’augmentation du nombre de familles ne réussissant plus à se nourrir. C’est plus de 1 000 familles qui y avaient recours chaque semaine. Mais on lui a demandé de rendre le gymnase le 31 août.

     Au même moment, l’Etat déverse des centaines de milliards sur les capitalistes. Dernièrement, 100 milliards, qui ne serviront pas à embaucher mais à spéculer. C’est pourtant l’équivalent de 2,7 millions d’emplois à 1800 euros par mois, cotisations comprises !

     Le monde du travail doit retrouver le chemin des luttes collectives pour imposer ses intérêts aux capitalistes et à l’Etat.    

Tribune LO parue dans le journal municipal Vivre à Saint Jacques d''octobre 2020

mercredi 1 juillet 2020

AUX CAPITALISTES DE PAYER LES CRISES, PAS AU MONDE DU TRAVAIL

     La crise sanitaire causée par le coronavirus a aggravé brutalement la crise du capitalisme. Beaucoup d’entre nous ont subi des baisses de revenus et des licenciements.

     Ici, à St-Jacques, il y avait déjà beaucoup de chômeurs et de précaires. La crise n’a fait qu’empirer la situation.

     Au même moment, depuis le déconfinement, beaucoup d’entreprises, notamment les plus grandes, profitent de la situation pour attaquer les conditions de travail et de salaires. Par exemple, ici, à PSA La Janais, les heures supplémentaires augmentent. Plusieurs samedis sont travaillés. Il est même question de travailler le 14 Juillet !

     Pourtant, près de 1 000 intérimaires sont toujours sur le carreau…

     Dans l’immédiat et dans les mois à venir, CDI, CDD, intérimaires, chômeurs, nous devons imposer collectivement la répartition du travail entre tous, sans diminution de salaire. Pour le faire, il faudra prendre sur les milliards d’euros de profits accumulés par les capitalistes.  

 Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (juillet 2020)

samedi 1 juin 2019

COMME DIRAIT MACRON, « UN POGNON DE DINGUE »


Suite à l’incendie de Notre-Dame de Paris, on a vu de très généreux donateurs surenchérir pour sa reconstruction. La famille Pinault, 100 millions d’euros ! Bernard Arnault, première fortune de France, 200 millions ! 200 millions d’euros, c’est le budget annuel des Restos du Cœur…

Localement, le conseil départemental d’Ille-et-Vilaine a décidé, lui, de débloquer 50 000 euros pour Notre-Dame. Au total, on atteindrait plus de 1 milliard d’euros.

C’est choquant dans un pays où il y a 10 millions de pauvres et 3 millions de mal-logés ou de S.D.F.

D’autant plus que, par le biais des réductions fiscales pour les donateurs, c’est l’Etat donc nos impôts qui vont financer la majeure partie de la reconstruction.



Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (juin 2019)


mercredi 1 mai 2019

« ON NE VA PAS METTRE PLUS D’ARGENT DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES »


C’est une phrase prononcée par Macron le 15 janvier au début du « grand Débat-bla-bla ».

  Au moment où les Dotations Globales de Fonctionnement de l’Etat aux communes sont annoncées, ça se vérifie. Des petites communes rurales perdent beaucoup.

  Certes, à Saint-Jacques, la dotation augmente de 30 602 . Elle atteint 832 327 €. Mais, en 2013, elle était de 1 343 808 €.

  Sous la présidence de Hollande, dont Macron était ministre, la dotation n’a pas cessé de diminuer. Pourtant, la population de la commune a augmenté tous les ans.

  Quel que soit le gouvernement, c’est toujours la même logique : dépenser de moins en moins pour les services publics utiles à la population. Il faut bien trouver l’argent nécessaire pour arroser de milliards la petite minorité de capitalistes qui se gave de plus en plus.

  C’est à ce grand capital, dont Macron n’est qu’un larbin zélé, que le camp des travailleurs doit s’attaquer.

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (mai 2019)