mardi 1 mai 2018

La lutte des cheminots est celle de chacun d’entre nous


Depuis le 22 mars, les travailleurs de la SNCF ont entamé un bras-de-fer avec Macron, le président des riches.

Ici, à St-Jacques, près de 350 travailleurs entretiennent les trains au Technicentre. Ils sont fortement mobilisés. Ils doivent avoir notre soutien total. Pourquoi ?

Parce que chacune, chacun d’entre nous est directement concerné. Que l’on soit salarié en CDI, en CDD, intérimaire, au chômage, fonctionnaire, stagiaire, retraité.

Si Macron gagne dans son offensive contre les cheminots, il aura un boulevard pour attaquer ensuite les fonctionnaires, les allocations chômage, les retraites, les dotations aux collectivités locales et aux services publics.

Si les cheminots gagnent contre Macron, le monde du travail pourra reprendre confiance dans ses forces, et imposer un arrêt de la dégradation de nos conditions de vie et de travail.

Au moment où j’écris, des journées de grève et de manifestations dans tout le pays sont programmées les 19 avril et 22 mai. Nous devons tous y participer et en faire un succès.



Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (mai 2018)

dimanche 1 avril 2018

Les attaques contre le monde du travail, ça suffit !


Les attaques contre les retraités, les chômeurs, les salariés précaires ou non, ne cessent de pleuvoir.

Les dirigeants de Rennes Métropole veulent limiter la circulation des voitures trop anciennes, donc celles des plus pauvres, dans certains cas. Le prix des carburants explosent. Avec l’augmentation de la CSG, les retraités voient leur pension diminuer. Les travailleurs des hôpitaux et des EHPAD n’en peuvent plus. A La Poste, les dégradations voulues par les patrons sont telles que des facteurs de Rennes sont en grève depuis le 9 janvier !

Et maintenant, Macron veut détruire le statut des travailleurs de la SNCF ! Il espère une victoire symbolique. S’il gagne, il s’attaquera ensuite aux retraites, aux CDI, aux fonctionnaires, aux allocations chômage, etc.

Au moment où j’écris, je ne sais pas encore si les mobilisations du 15 mars et du 22 mars auront été réussies. En tout cas, mes camarades de LO de St-Jacques et moi-même, nous l’espérons et y aurons contribué.


Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (avril 2018)

jeudi 1 mars 2018

BUDGET 2018 : LA REPRISE ? POUR QUI ?



Le conseil municipal du 5 février a débuté par le « débat d’orientation budgétaire ». Je suis intervenu pour réagir à certains aspects du texte présenté par la majorité municipale.

« Cette année, pour commencer le rapport d’orientations budgétaires, vous évoquez un contexte économique de croissance mondiale. » […] La reprise dont on nous rebat les oreilles, qui concerne-t-elle ?

-          Les profits des entreprises et le montant des dividendes distribués aux actionnaires

-          L’augmentation du nombre et  des fortunes des milliardaires. Depuis 200 ans, on n’a jamais vu une telle concentration de richesses

En France, le gouvernement Macron, comme tous ceux qui l’ont précédé, prend toutes les mesures qu’exige les « ultra-riches » et le grand patronat : démolition du Code du travail, baisse des APL, exonération total des patrimoines en action et placements financiers, augmentation de la CSG, etc.

Toute cette politique entraîne une exploitation accrue des salariés :

-          Les licenciements continuent. Ainsi 2 400 chez Carrefour et 1 300 à PSA pourtant riches à milliards

-          Explosion des emplois précaires, temps partiels imposés, salaires au rabais

-          Manque de moyens dans la santé, les EHPAD et même… dans les prisons

[…] Comme les années précédentes, le gouvernement demande aux collectivités locales de continuer à contribuer à la réduction du déficit de l’Etat. L’étau se resserre à chaque échelon et dans tous les aspects de la vie quotidienne. Ainsi la volonté de supprimer 120 000 emplois dans la fonction publique, notamment territoriale.» […]

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (mars 2018)

mardi 6 février 2018

Conseil municipal du 5 février


Le conseil municipal du 5 février a débuté par le « débat d’orientation budgétaire ». Je suis intervenu pour réagir à certains aspects du texte présenté par la majorité municipale.

" Cette année, pour commencer le rapport d’orientations budgétaires, vous évoquez un contexte économique de croissance mondiale. La Banque Centrale Européenne se déclare en effet optimiste sur la reprise, mais en réalité tout cela est un vœu pieux, car comme le dit son président : c’est « à condition qu’aucun risque ne se matérialise d’ici là ». En effet, la finance étend une telle emprise croissante et dangereuse sur toute l’économie et la population mondiale qu’une nouvelle crise financière, pire que celle de 2008 est en gestation.

Alors la reprise dont on nous rebat les oreilles, qui concerne-t-elle ?

-          Les profits des entreprises et le montant des dividendes distribués aux actionnaires par les plus grosses sociétés mondiales l’an dernier, et la France arrive en peloton de tête.

-          L’augmentation du nombre et  des fortunes des milliardaires. Depuis 200 ans, on n’a jamais vu une telle concentration de richesses.

En France, le gouvernement Macron, comme tous ceux qui l’ont précédé, de droite comme de gauche, prend toutes les mesures qu’exige les « ultra-riches » et le grand patronat dans le domaine économique et social : démolition du Code du travail, baisse des APL, exonération total des patrimoines en action et placements financiers, augmentation de la CSG, etc.

Toute cette politique entraîne une exploitation accrue des salariés :

-          Les licenciements continuent. Ainsi 2 400 chez Carrefour et 1 300 à PSA pourtant riches à milliards.

-          Explosion des emplois précaires, temps partiels imposés, salaires au rabais.

-          Manque de moyens dans la santé, les EHPAD et même… dans les prisons comme l’ont montré les derniers mouvements sociaux. A ce sujet, à Rennes, les facteurs de Crimée sont en grève depuis quatre semaines contre la nouvelle organisation que La Poste veut leur imposer. Cette énième réorganisation entraînera la suppression de 6 postes, des pertes de rémunération, un allongement de leur journée de travail et une dégradation du service rendu aux usagers. Je tiens d’ailleurs à affirmer ici tout mon soutien aux facteurs en grève.

Comme les années précédentes, le gouvernement demande aux collectivités locales de continuer à contribuer à la réduction du déficit de l’Etat. L’étau se resserre à chaque échelon et dans tous les aspects de la vie quotidienne. Ainsi la volonté de supprimer 120 000 emplois dans la fonction publique, notamment territoriale.

Certes, cette année, du fait de l’augmentation du nombre d’habitants, les dotations et subventions de l’Etat augmenteront légèrement pour notre commune. Mais je suis convaincu qu’à l’avenir, ce gouvernement baissera les dotations et subventions aux collectivités locales.

En ce qui concerne la commune de Saint Jacques, les finances apparaissent saines. Et comme vous ne prévoyez pas d’augmenter les taux d’imposition, je m’abstiendrai sur le vote du budget principal lors des votes le 26 mars prochain."

jeudi 1 février 2018

NOTRE CAMP : LES PAUVRES. NOS ENNEMIS : LES RICHES, DONT MACRON


L’année 2018 commence, comme prévu, par une avalanche de mesures contre nous : 1,7 % de CSG en plus ; gaz et carburants plus chers ; des licenciements facilités pour les patrons ; des emplois de plus en plus précaires ; des attaques supplémentaires contre les chômeurs ; une chasse aux êtres humains qui fuient la misère et la guerre qui s’intensifie. La liste est longue.

  Au sujet des migrants, le centre de rétention de Saint-Jacques est saturé. Pour l’instant, ils sont emprisonnés 45 jours. Macron veut les emprisonner 90 jours ! Il veut surtout en expulser le plus possible.

  « Il faut se garder des faux bons sentiments », dit-il. Dans le même temps, Collomb, son ministre de l’Intérieur, veut désormais envoyer sa police traquer les migrants jusque dans les centres d’hébergement d’urgence. Police et justice pourchassent les militants ou les simples citoyens qui ont raison de leur apporter aide ou réconfort.

   Les seuls « bons sentiments » que Macron et ses semblables peuvent avoir, ils les réservent à la bourgeoisie et aux riches. Pour eux, c’est « Guerre aux pauvres » !

   Une raison de plus de nous révolter.
Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (février 2018)