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samedi 28 février 2026

L’ARGENT POUR LES SERVICES PUBLICS, PAS POUR LES MARCHANDS DE CANONS !

 Lors du conseil municipal de Saint Jacques du 9 février pour le vote du budget de la commune pour 2026, je me suis abstenu sur le budget principal après avoir fait cette déclaration : "Depuis longtemps j'alerte sur l'engrenage guerrier en cours et les conséquences pour la population. (…) Il faut refuser ce bourrage de crâne guerrier et mortifère. Il faut affirmer que les besoins en matière de logement, de santé et d'éducation doivent être la priorité. Pas les marchands de mort. (…)

   Les gouvernements qui se sont succédé ces dernières années ont tous imposé aux communes des baisses de dotations alors qu’elles assurent de plus en plus de services dépendant auparavant de l'Etat. (…)

   A Saint Jacques, ce qui est proposé comme budget est dans la continuité des années précédentes. Mais un budget municipal ne peut pas tout régler vu les faibles moyens à disposition. Le monde, tel qu'il fonctionne, est au service des grands groupes capitalistes et pas de la population.  (…) Et en ce dernier conseil municipal de la mandature, je fais le vœu que les travailleurs décideront un jour de diriger la société pour qu’elle réponde enfin aux besoins de tous." 

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal mars-avril 2026)

lundi 9 février 2026

LE VOTE DU BUDGET MUNICIPAL SUR FOND D’AUSTERITÉ GOUVERNEMENTALE

     Le conseil municipal de Saint Jacques de la Lande s'est réuni le 9 février 2026 pour le vote du budget de la commune pour 2026.

   Je me suis abstenu sur le budget principal après avoir fait cette déclaration :

   « Il y a quelques semaines, lors du débat sur les orientations budgétaires, j'alertais sur l'engrenage guerrier en cours et les conséquences pour la population. Les déclarations du chef des armées Mandon au congrès des maires en novembre dernier demandant à ceux-ci de se tenir prêt "à accepter de perdre ses enfants et de souffrir économiquement" car selon lui, il faut se préparer à un choc militaire avec la Russie d'ici 3 ou 4 ans, suivie de l'annonce de Macron du retour du service militaire (au volontariat dans un premier temps) montrent quel avenir guerrier nous réservent les dirigeants de ce pays. Pour paraphraser un célèbre écrivain je dirais que les cimetières sont pleins de gens qui croyaient mourir pour la patrie alors qu'ils sont morts pour les profits des industriels et des banquiers.

   Il faut refuser ce bourrage de crâne guerrier et mortifère. Il faut affirmer que les besoins en matière de logement, de santé et d'éducation doivent être la priorité et non pour les marchands de canons.

   Les gouvernements qui se sont succédés à la tête de l'Etat ces dernières années, ont tous mené des politiques d'austérité contre les classes laborieuses. Ils ont également réduit leurs participations financières au fonctionnement des collectivités. Ils ont demandé aux communes de faire des économies alors que celles-ci assurent de plus en plus de services dépendant auparavant de l'Etat. C'est d'autant plus choquant que les besoins de la population n'ont pas diminué, au contraire. Du fait de la persistance du chômage, les licenciements repartis à la hausse, la pauvreté a grimpé en flèche. Quand s'ajoutent les bas salaires et les pensions trop faibles, on a le tableau de comment vivent les travailleurs.

  Ce ne sont pas les belles paroles de Lecornu, toujours à ce congrès des maires sur plus de simplifications administratives et de la suppression des normes qui empoisonnent la vie des maires qui va résoudre les équations budgétaires auxquels bien des maires doivent faire face avec les faibles ressources dont ils disposent.

  A Saint Jacques, ce qui est proposé comme budget est dans la continuation de ce qui a été fait les années précédentes. Bien sûr, le budget municipal doit aller dans le sens de la satisfaction des besoins de la population et des personnels qui font vivre chaque jour les services publics de proximité. Un budget municipal ne peut pas tout régler vu les faibles moyens à disposition. Le monde, tel qu'il fonctionne est au service des grands groupes capitalistes et pas de la population.  Et en ce dernier conseil municipal de la mandature, permettez moi également de faire le vœu que les travailleurs décideront un jour de diriger la société pour qu’elle réponde enfin aux besoins de tous. »

mercredi 31 décembre 2025

POUR NOUS SAUVER DE LA CATASTROPHE, IL FAUT RENVERSER LE CAPITALISME

    Dans le rapport de Rennes Métropole sur le développement durable qui a été présenté au conseil municipal de Saint Jacques de novembre, la métropole met notamment en avant les actions engagées localement pour limiter le réchauffement climatique qui menace la planète et l’humanité.

    J’ai souligné à ce sujet que toutes les actions portées uniquement par les collectivités et la population sont loin de suffire à résoudre les problèmes liés au réchauffement climatique. Ils se heurtent à l’organisation capitaliste de la société, où en dernier ressort, ce sont ceux qui ont le pouvoir économique, c’est à dire les capitalistes du pétrole, de l’industrie, etc… qui décident. Et leurs choix ne sont jamais fonction des intérêts de l’humanité, mais uniquement du profit et de l’enrichissement qu’ils peuvent en tirer immédiatement. En témoigne le spectacle affligeant de toutes les COP sur les changements climatiques depuis 30 ans !

   Pour espérer un vrai changement, il faudra renverser le capitalisme pour que l’humanité prenne réellement en main son destin.

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (janvier-février 2026)

lundi 15 décembre 2025

ORIENTATIONS BUDGETAIRES POUR 2026

      Le débat sur les orientations budgétaires pour 2026 s'est déroulé lors du conseil municipal du 12 novembre 2025.

     Voici ma déclaration :

Avec le débat sur les orientations budgétaires, c'est toujours l'occasion de prendre un peu de recul par rapport à la gestion quotidienne municipale. On nous donne des chiffres sur la situation économique et politique pour expliquer dans quel contexte est élaboré le futur budget de la commune et les actions envisagées.

    Cette année encore, il est difficile de se projeter vu l'instabilité politique actuelle.

    Pourtant, ce sont toujours les mêmes recettes. Le gouvernement Lecornu 2 prévoit de réduire les dotations aux collectivités. Il prévoit de demander aux communes, aux départements et aux régions de faire 4.6 milliards d'économie, soit 2 fois plus qu'en 2025. Si c'est voté, cela se traduira par moins de services pour la population, moins de services utiles. C'est choquant quand dans le même temps les choses inutiles voire nuisibles progressent : je veux parler des dépenses pour les budgets militaires, la construction d'armes et d'engins de mort.

    Le gouvernement préfère choyer les galonnés et les marchands de canons plutôt que de satisfaire les besoins de la population en matière de logement, d'éducation ou même d'alimentation. Pour l’alimentation des plus pauvres, ce sont les associations caritatives qui en assurent la plus grande partie, alors que beaucoup sont proche de l'asphyxie financière.

    On nous dit qu'il n'y a plus d'argent, que l'Etat est endetté comme jamais. Mais à qui la faute ?

    Une commission sénatoriale ne vient-elle pas de révéler que chaque année 211 milliards d'euros sont distribués à fonds perdus, sans aucun contrôle, aux entreprises. Et que ce sont les plus grosses qui empochent le plus. Alors, quand est évoqué la possibilité de les taxer un peu, voir ces grands actionnaires, ces grands patrons protester, a de quoi faire bondir.

   Ces grands patrons prétendent que la société repose sur eux car ils seraient à l'origine de la création des richesses. C'est faux ! Ils ne vivent que du travail des autres. Il y a longtemps que leurs millions de capitaux devraient être la propriété collective de tous ceux qui ont contribué à créer leur fortune. Il faut dénoncer leur égoïsme de classe.

   Les collectivités, les communes doivent disposer de moyens suffisants pour répondre aux besoins des populations. Ce sont elles qui investissent le plus.

   A Saint Jacques, cela fait des années que l'on constate le manque à gagner du fait de la baisse des dotations de l'Etat et l'on imagine tout ce qui pourrait être fait de positif si l'Etat payait son dû.

   Mais l'argent public va d'abord dans les caisses du patronat. Et par ricochet, les gouvernements espèrent faire supporter l'impopularité de leur politique sur les élus locaux, plutôt que sur la leur.

   Personne n'est dupe.

   Il faut que ça change et il faut que la population se mêle des affaires publiques.

   Les travailleurs font tout fonctionner dans cette société. A eux de la diriger.

samedi 1 novembre 2025

LA DETTE ? GAGNANT-GAGNANT… POUR LES CAPITALISTES

       Les budgets 2026 de l’Etat et de la Sécurité sociale sont au centre des débats des politiciens et du gouvernement.

Ils sont tous d’accord pour affirmer que les 3 400 milliards de dette publique sont le problème le plus urgent à résoudre. Mais aucun d’eux ne veut vraiment s’attaquer aux responsables et aux profiteurs de la dette. En 2024, de 211 à 270 milliards d’aides sont allés aux entreprises, principalement les plus grosses, plus que le budget de l’Education. La même année elles ont supprimé des milliers d’emplois et versé 98,2 milliards d’€ de dividendes à leurs actionnaires.

Le discours de la dette ne vise qu’à culpabiliser la population en nous faisant croire que ce sont les enseignants, les soignants, les allocations diverses, les services publics dans les collectivités locales qui coûtent chers et creusent la dette.

Faire croire que cette dette serait collective est un mensonge. Elle est celle des capitalistes. Les classes populaires doivent refuser de payer une dette qui n’est pas la leur.

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (novembre-décembre 2025)

lundi 1 septembre 2025

C’EST PLUS D’ÉCOLES QU’IL FAUT, PAS PLUS DE PRISONS !

 Des parents d’élèves et des enseignants du collège Jean Moulin de St Jacques se sont mobilisés à la veille des vacances scolaires pour dénoncer la décision du rectorat de fermer une classe de 5ème et de refuser l’ouverture d’une classe de 4ème à la rentrée. Les élèves vont se retrouver à 28 par classe, ce qui est supérieur à la moyenne nationale. L’apprentissage scolaire en sera d’autant plus difficile avec des classes surchargées.

Dans le même temps, le ministère de l’Intérieur annonce sa volonté de doubler la capacité du Centre de Rétention Administrative (CRA) de St Jacques-Aéroport. Cette véritable prison pour des personnes dont les seuls torts sont de fuir la misère et de ne pas avoir les bons papiers pourrait accueillir 106 personnes au lieu de 56 aujourd’hui…

Cela qualifie cette société capitaliste qui organise la chasse aux pauvres et restreint les moyens d’éducation de la jeunesse. Il est urgent de la renverser !

À RETENIR : FÊTE DE LUTTE OUVRIÈRE À RENNES LE 4 OCTOBRE DE 15H à MINUIT, Carrefour 18 (M° Fréville).

 Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (septembre-octobre 2025)

mardi 1 juillet 2025

TANT QU’ON NE FERA PAS PAYER LES ULTRA-RICHES…

 

Partout dans le pays, Macron et son gouvernement Bayrou diminuent les dotations de l’Etat aux communes, départements et régions. Ici, à St-Jacques ce sont 33 000 € de moins (c’était déjà 10 000 € de moins en 2024) et 77 000 € de diminution des subventions du Département d’Ille-et-Vilaine en 2025. Cela ne peut que se traduire par une dégradation supplémentaire des services publics de proximité.

  C’est toujours la même logique : pour maintenir les profits faramineux des Pinault, Arnault, Le Duff, Bolloré et Cie, les gouvernants prennent sur tout ce qui est vital et utile à la population et au monde du travail. Cela se traduit par une aggravation du niveau de santé, d’équipement et d’éducation de l’ensemble de la population. Avec des conséquences parfois dramatiques.

  Alors cela devient vital d’inverser cette logique : il faut confisquer les centaines de milliards d’euros de fortunes de cette petite poignée de parasites pour maintenir voire améliorer les conditions de vie des quartiers populaires.

 

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (juillet-août 2025)

jeudi 1 mai 2025

NON À L'AUSTERITÉ POUR FINANCER LES MARCHANDS DE CANON

   Voici ce que j’ai déclaré au moment du vote du Budget de St jacques pour 2025 :

  « Ces dernières semaines, la course à la guerre s’est amplifiée. Tous les partis reprennent cette musique de la nécessité d’augmenter le budget militaire. Et cette augmentation se ferait bien sûr en sacrifiant les budgets utiles à la population…

   Plus grave, le but est aussi de resserrer les rangs derrière nos dirigeants pour le jour où ce ne sera plus seulement la production des armes qui sera à l’ordre du jour, mais leur utilisation sur des champs de bataille. Là ce sera avec la peau de nos enfants. Les parents seront de la chair à patrons pour produire les armes et leurs enfants la chair à canons sur les champs de bataille.

   Alors, en plus de défendre nos conditions d’existence il faut nous opposer au conditionnement guerrier.

   Leurs guerres ne sont pas les nôtres ! Nous n’avons pas besoin de Rafale ni de chars, mais de logements, de services publics de qualité ! Ne marchons pas derrière les dirigeants qui passent leur temps à attaquer nos conditions d’existence !»

 

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (mai-juin 2025)

mardi 1 avril 2025

BUDGET COMMUNAL 2025 : BEAUCOUP D'INCERTITUDES

 Voici ma déclaration au Conseil municipal di 31 mars lors du votes des budgets de la commune :

"Depuis le débat sur les orientations budgétaires il y a quelques semaines, la course à la guerre s’est amplifiée. Cela n'a échappé à personne ! Quasiment tous les partis reprennent cette musique de la nécessité d’augmenter le budget militaire. Et cette augmentation se ferait bien sûr en sacrifiant les budgets utiles à la population et aux collectivités locales… Car personne, ou presque, n’envisage de financer le budget militaire en prenant sur les fortunes des milliardaires, ni même tout simplement en interdisant aux industriels de l’armement de faire des bénéfices. En effet, si comme le prétend Macron « c’est l’intérêt national qui est en jeu », ce serait bien la moindre des choses qu’il n’y ait pas de profit sur la production d’armes !

   Plus grave à mon sens, le but est aussi de resserrer les rangs derrière nos dirigeants, et aussi derrière nos capitalistes, pour le jour où ce ne sera plus seulement la production des armes qui sera à l’ordre du jour, mais leur utilisation sur des champs de bataille meurtriers, comme on peut déjà le voir en Ukraine, par exemple. Là ce sera avec la peau de nos enfants et particulièrement avec ceux des classes populaires comme c’est le cas à chaque fois. Les parents seront de la chair à patrons pour produire les armes et leurs enfants la chair à canons sur les champs de bataille.

   Comme disait Anatole France « on croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels ».

   Alors, à mon sens, en plus de défendre nos salaires, nos retraites et nos conditions d’existence il faut nous opposer au conditionnement guerrier. Nous opposer au gâchis et à la folie que signifient l’augmentation du budget militaire et la marche à la guerre.

   Leurs guerres ne sont pas les nôtres ! Nous n’avons pas besoin de Rafale ni de chars, mais de logements, de médecins et de services publics de qualité ! Ne marchons pas derrière les Macron, Bolloré, Arnault ou Peugeot qui passent leur temps à attaquer nos conditions d’existence !

    C’est dans ce contexte que doit se voter le budget de la commune. Je m’abstiendrai encore, d’autant que cette année est pleine d'incertitudes."

samedi 1 mars 2025

INTERDICTION DES LICENCIEMENTS DANS LES ENTREPRISES QUI FONT DES PROFITS !

 

D’après France Travail, en Ille-et-Vilaine, il y avait 40 400 demandeurs d’emploi sans activité au 4° trimestre 2024 : 2 180 personnes de plus sur un trimestre. Au total, 117 000 travailleurs dans tout le pays ont perdu leur emploi. Les jeunes de moins de 25 ans sont les plus touchés (+ 8,5 %).

  Le grand patronat fait payer l’incertitude de son marché capitaliste. La baisse du pouvoir d’achat des classes populaires, elle aussi continue, restreint le marché et met en faillite nombre de petits commerçants et artisans.

  Les capitalistes ne sont pas pour autant ruinés. Au contraire, les entreprises du CAC 40, dont Stellantis, viennent d’annoncer 107 milliards de bénéfices !

  La priorité pour le monde du travail est de défendre sa peau en forçant le grand patronat à payer sa crise. Il faut lui imposer d’abord l’interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits comme Michelin. Il faut imposer la répartition du travail entre tous sans réduction de salaire et le retour de la retraite à 60 ans.

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (mars-avril 2025)

lundi 24 février 2025

ORIENTATIONS BUDGETAIRES 2025

 Voici ce que j'ai déclaré lors du débat sur les orientations budgétaires de la commune lors du débat qui a eu lieu le 24 février au Conseil municipal :

"L'an dernier, à l'occasion de la discussion sur les orientations budgétaires, on parlait d'incertitudes économiques avec la persistance de l'inflation et l'explosion de certains coûts, comme ceux de l'énergie.

   Cette année, les incertitudes économiques sont plus nombreuses. La crise s'est approfondie et on est proche de la récession. A la multiplication des plans de licenciements, le retour du chômage de masse et ce que cela veut dire comme difficultés supplémentaires pour de nombreuses familles, s'est ajoutée, l'incertitude politique avec la crise entamée avec la dissolution de l’Assemblée nationale.

  Il ne faut pas non plus oublier la persistance de nombreuses guerres qui déciment de trop nombreuses populations, et les conséquences désastreuses de la crise climatique comme en témoignent les différentes catastrophes récentes.

   On est bien entré dans une nouvelle période de turbulence grave de menaces, mais c'est ça le capitalisme.

   Le nouveau gouvernement Bayrou entend réduire les déficits publics et va imposer une cure d'austérité à la population laborieuse et aux collectivités. La propagande gouvernementale sur la nécessité de "redresser les comptes publics" tourne à fond.

   Mais si dette, il y a, alors, où est passé l'argent de l'Etat ?

   Pas dans les poches des travailleurs, ni celles des retraités. Ça c'est sûr !

   Depuis trop longtemps, les caisses de l'Etat servent à alimenter les entreprises privées. Une récente étude universitaire estime que le montant annuel des aides versées aux entreprises s'élèverait à 200 milliards d'euros.

  Selon une autre étude, celle fournie par la chambre des métiers et de l'artisanat, il existe plus de 2 000 aides financières publiques à destination du patronat.

  Si ce n'est pas de l'assistanat, ça y ressemble beaucoup, d'autant que ces aides alimentent les profits et les dividendes versés aux actionnaires. Il suffit de se souvenir des dividendes records versés par les entreprises du CAC 40 en 2024.

  Les milliardaires sont plus nombreux qu'il y a 10 ans. Et il y a un lien entre les aides publiques et les profits privés qui ont explosé ces dernières années sur fond de spéculation financière. A l'autre bout, c'est l'explosion de la misère.

   Alors, la dette, ce n'est certainement pas la nôtre.

   Les contributions demandées aux collectivités entraîneront des conséquences négatives sur la vie des populations. Inciter à diminuer les dépenses des collectivités locales et des communes, comme l'a annoncé le gouvernement, c'est organiser la réduction des moyens qui permettent de maintenir localement un minimum de vie sociale.

   C'est délaisser les problèmes vitaux en matière de santé, d'éducation, de logement et de transport pour des populations toujours plus délaissées.

  C'est inacceptable et il faut le dire."

mardi 31 décembre 2024

« QUI SÈME LA MISÈRE RÉCOLTERA LA COLÈRE »

 

 Selon le site Comparateur des territoires, 15 % des habitants de St-Jacques sont pauvres, c’est-à-dire qu’ils ont moins de 1 200 € de revenu par mois. C’est plus qu’en Ille-et-Vilaine et même qu’en France !

 Année après année la pauvreté augmente. A l’exemple des 250 ouvriers intérimaires virés par Stellantis La Janais en janvier, les licenciements à venir augmenteront le chômage, la précarité et la pauvreté pour les classes populaires.

 En face, les milliardaires tels Pinault, Le Duff, Roulleau, Mulliez vont continuer à nous mener la guerre pour maintenir leurs énormes profits. Ils pourront compter sur la servilité et les milliards d’euros de cadeaux des gouvernements à venir.

 Il n’y a pourtant pas de fatalité à la dégradation de la vie des classes populaires. Il faut une explosion sociale pour prendre aux ultra-riches toutes les richesses qu’ils ont accumulées sur notre dos. En commençant par interdire les licenciements et répartir le travail entre tous.

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (janvier-février 2025)

jeudi 31 octobre 2024

CE N’EST PAS AUX CLASSES POPULAIRES DE PAYER LA DETTE ET LES CRISES CAPITALISTES !

 

Au Conseil municipal j’ai été le seul à voter contre la hausse de la part communale des impôts locaux. Il n’y a qu’à St-Jacques qu’on subit une hausse de près de 9 %. C’est d’autant plus choquant que la taxe sur les ordures ménagères a explosé de près de 37 %. Suez, prestataire privé milliardaire, peut se frotter les mains… sur notre dos.

 Le gouvernement actuel suit la même logique : faire payer les classes populaires.

 Les caisses publiques se sont vidées parce que Macron a baissé les impôts sur les plus riches et a arrosé leurs groupes industriels et financiers d’aides et de subventions tous azimuts. Et si les politiciens de tout bord dénoncent la politique de Macron qui a fait exploser la dette, ils sont les premiers à faire des ponts d’or aux firmes capitalistes comme Suez, Safran, Veolia, etc. quand ils dirigent une région, un département ou une ville.

 Alors, l’argent pour une vie décente pour les classes populaires existe. Il faut juste aller le chercher là où il est : dans les caisses de la grande bourgeoisie.

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (novembre-décembre 2024)

samedi 31 août 2024

« IL N’EST PAS DE SAUVEUR SUPRÊME, NI DIEU, NI CÉSAR, NI TRIBUN. PRODUCTEURS SAUVONS-NOUS NOUS MÊME, DÉCRÈTONS LE SALUT COMMUN » (L’Internationale)

 Dans le contexte de crise et d’aggravation des rivalités entre capitalistes, le gouvernement nommé cet été mènera une politique aussi anti-ouvrière que celle de Macron, même s’il compte des ministres de gauche. Il ne protègera pas les travailleurs d’origine étrangère du rejet, voire de la haine raciste. Ces poisons vont continuer d’agir car le poids politique du RN n’a jamais été aussi élevé. Et le RN ne pourra que se renforcer quand, au fil des mois, le ou les gouvernements montreront qu’ils n’ont rien d’autre à proposer aux travailleurs que de nouveaux reculs.

Notre seul espoir est que les travailleurs retrouvent le chemin des luttes collectives, sans se perdre dans la recherche d’un sauveur suprême qui n’existe pas. Pour mener ces luttes, il faut un parti regroupant des travailleurs de toutes origines derrière leurs intérêts quotidiens et soudés dans le but du renversement du capitalisme et de la bourgeoisie.

À RETENIR : FÊTE DE LUTTE OUVRIÈRE À RENNES LE 5 OCTOBRE DE 15H à MINUIT, Carrefour 18 (M° Fréville).

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (septembre-octobre 2024)

lundi 1 juillet 2024

NON AU TRI SOCIAL DES ENFANTS PAR MACRON-ATTAL !

Comme pour tous les services publics, le manque de moyens entraîne un délabrement de l’enseignement public, année après année.

2 500 postes d’enseignants seront supprimés à la prochaine rentrée. Sans compter le manque criant d’infirmières, de surveillants, d’assistants aux élèves handicapés, etc.

La dernière attaque en date c’est la création de groupes de niveau en mathématiques et en français, en 6ème et en 5ème, sans mettre de moyens supplémentaires. C’est un véritable tri social demandé aux enseignants dès la fin du CM2. On regroupe les « bons » élèves et on parque les autres dans un statut d’élèves en difficulté, notamment ceux issus des classes populaires.

Les enseignants et les parents d’élèves, comme ceux du collège Jean Moulin, qui se sont mobilisés ont mille fois raison de ne pas laisser faire.

La politique des différents gouvernements consiste à faire des économies sur tous les budgets utiles à la population pour garnir les coffres des capitalistes, en particulier ceux de l’armement. On ne peut s’empêcher de faire le lien entre les 413 milliards de budget de l’armée et le manque de moyens accordés à l’éducation…  

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (juillet-août 2024)


mercredi 1 mai 2024

NON À LA HAUSSE DE LA TAXE FONCIÈRE

 

Le conseil municipal du 25 mars était consacré au budget communal. J’ai voté contre la hausse de la taxe foncière.

La plupart des propriétaires de leur logement à Saint-Jacques sont de milieu populaire et ne roulent pas sur l’or, loin de là. Certains comptent chaque euro et ne se chauffent plus qu’à 15° parce que le prix du gaz et de l’électricité a bondi.

Nous payons tous ces sacrifices pour que les grands groupes, notamment de l’énergie, engraissent leurs actionnaires. Parce qu’il y a un lien entre l’inflation, les prix et les marges de ces mastodontes de l’énergie en particulier. Ils ont profité de la guerre en Ukraine pour faire flamber le prix du gaz et du pétrole.

Les communes aussi se heurtent à la loi du profit.

La baisse des dotations de l’Etat aux communes est l’effet de nombreux cadeaux fiscaux en faveur des grandes entreprises et des plus riches.

L’argent coule à flot au sommet de la société. Il faudra bien aller le chercher collectivement. Il faut imposer l’indexation des dotations aux collectivités locales sur le coût de la vie ; comme pour les salaires, les retraites et les allocations.

 

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (mai-juin 2024)

vendredi 1 mars 2024

« VACHES À LAIT » ET RACKETTEURS

 

Rennes Métropole vient d’annoncer que Suez, pour la collecte des déchets ménagers, avait augmenté sa facture de 16 millions en 2021 à plus de 20 millions en 2022 ! Plus 4,4 millions € !

 Pourquoi ? Ce n’est pas l’augmentation nécessaire des salaires des éboueurs… Et comme Suez ponctionne partout les collectivités locales dont elle est prestataire, on comprend mieux son bénéfice affiché : plus d’un milliard d’euros sur 12 mois !

 Par ailleurs, au 1° février, la facture d’électricité augmente pour tous de 10 %.

 En fait le gouvernement est aux ordres des actionnaires de ces grands groupes capitalistes de l’énergie, comme Engie, Total, etc. Face à la flambée des prix et la pluie de leurs dividendes, il n’a même pas voulu taxer une petite partie de leurs superprofits.

 Face à l’inflation, les salaires, les pensions et les allocations doivent suivre. Notre meilleure défense c’est de s’attaquer aux profits, à commencer par ceux des fournisseurs d’énergie. Ils devraient être expropriés pour fournir à la population et aux communes l’énergie dont elles ont besoin, à prix coûtant. 

 

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (mars-avril 2024)

lundi 5 février 2024

Débat d'orientation budgétaire 2024 au conseil municipal

 Lors du Conseil municipal de lundi 5 février 2024, il y avait le débat sur l'orientation budgétaire de la municipalité. Voici ce que j'ai déclaré :

"Comme l'an passé, c'est dans un contexte de crise, de guerre et d'inflation que nous avons cette discussion sur les orientations budgétaires pour 2024.

Le cheminement vers une généralisation de la guerre a franchi une nouvelle étape avec l'embrasement en Palestine depuis cet automne, alors que la guerre se poursuit en Ukraine.

Quant à l'inflation, elle est loin d'être maîtrisée. Elle fleurte toujours officiellement avec les 4 %. En réalité, c'est plutôt 10 % pour l'alimentaire et on paie toujours les carburants autour de 2 euros le litre.

Mois après mois, de nouvelles fractions de travailleurs sous-payés, de chômeurs mal indemnisés, de jeunes sans revenu ou de retraités aux petites pensions sont poussés vers la pauvreté.

Le cri d'alarme lancé par le président des restos du cœur, en septembre dernier, vaut toutes les statistiques : En France, sans l'action des associations caritatives, des millions de personnes ne pourraient pas manger à leur faim.

Le gouvernement prétend lutter contre l'inflation mais à part imposer aux titulaires du RSA de travailler 15H par semaine contre 600€ par mois, il refuse d'imposer quoi que ce soit aux capitalistes.

Il suffit de se rappeler comment la proposition, l’été dernier, d'autoriser les compagnies pétrolières à vendre à perte les carburants, a tourné court. Même chose pour la taxation des sociétés d'autoroute.

Ce que cela démontre, c'est que les ministres gesticulent mais ce sont les capitalistes, les actionnaires qui décident.

Pourtant, l'inflation n'est pas un phénomène mystérieux. C'est juste la traduction du maintien de super profits au détriment de la population.

Cette inflation pose des problèmes à l'ensemble de la population laborieuse et aussi aux collectivités.

Les municipalités doivent faire face à l'explosion de dépenses en particulier celles de l'énergie. Cela entraîne des difficultés dans la gestion d'équipements sociaux, voire de certains Ehpad.

De son côté, l'Etat continue de réduire ses dotations aux collectivités car il préfère dépenser sans compter pour l'armement.

Dans ce contexte, assurer la pérennité des services publics de proximité devient un exercice d'équilibre permanent.

C'est pourquoi, pour 2024, je souhaite que le budget municipal soit employé à la satisfaction des besoins du plus grand nombre, en particulier des plus fragiles. Être également employé pour satisfaire les revendications des employés communaux, sans lesquels rien ne pourrait fonctionner dans la commune.

Pour finir, je tiens à réagir à votre intention d’augmenter le taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties. Cette hausse d’impôt, qui en réalité sera supérieure aux 5 % annoncés car les bases qui servent à son calcul sont également revalorisées chaque année par l’Etat. Cet impôt est aussi payé par de nombreuses familles populaires propriétaires de leur logement, qui ne roulent pas sur l’or pour autant. La plupart de petits propriétaires de leur logement subissent la hausse importante du coup de la vie, sans que leur revenu (salaires ou pensions) ne soit revalorisé au même rythme. Je suis donc opposé la hausse du taux de cette taxe foncière."

lundi 1 janvier 2024

« TRANSITION ÉNERGÉTIQUE » : LE BAL DES HYPOCRITES

 

La COP28 s’est tenue début décembre à Dubaï. Tout un symbole !

De fait la « transition énergétique » est essentiellement portée par la population et les communes. Les entreprises privées qui tiennent des pans entiers de l’économie y sont quasiment absents.

Le bilan du capitalisme dans ce domaine est désastreux. Dominé par la recherche du profit maximum et le plus immédiat possible, ce système économique entraîne le réchauffement climatique et de graves pollutions.

Les politiques écologiques des gouvernements se réduisent, en fait, à créer des taxes qui pèsent sur les budgets des plus pauvres et à distribuer des subventions aux entreprises, au nom de la « transition énergétique ».

Sur toutes les questions écologiques, une politique concertée et planifiée à l’échelle de la planète serait nécessaire. Or, le capitalisme c’est le règne de la concurrence et de l’intérêt particulier, au détriment de l’intérêt général.

Mettre fin à ce système, irresponsable vis-à-vis des ressources de la planète, est la seule manière conséquente de se battre pour une société respectueuse de son environnement. »

 

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (janvier-février 2024)

mercredi 1 novembre 2023

TRAVAILLEURS DE TOUS PAYS, UNISSONS-NOUS !

 A Rennes, au parc des Gayeulles, près de 130 personnes vivent sous tente : parmi elles, 59 enfants et 9 ont moins de trois ans ! Beaucoup vivent en France depuis des années, et les enfants sont scolarisés.

Certains sont en attente d’une régularisation qui nécessite cinq ans de présence sur le territoire et trois ans de scolarisation ; d’autres sont régularisés mais sont sans logement ; d’autres encore ont été refoulés des lieux d’hébergement où ils étaient. Des associations cherchent à les aider.

En face, les politiciens, de Macron à l’extrême droite, voire certains qui se disent de gauche, reprennent plus ou moins la même idée selon laquelle il ne serait pas possible de les accueillir. Pour les ennemis du monde du travail, c’est « diviser afin de mieux régner ».

Aujourd’hui, la seule issue pour les travailleurs et les pauvres est de se regrouper, quels que soient leur origine, leurs papiers et la couleur de leur peau, partout dans les entreprises et les quartiers populaires. Et de retrouver cette conscience de leur unité indispensable contre le gouvernement et la classe dominante capitaliste.

 Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (novembre décembre 2023)