lundi 9 février 2026

LE VOTE DU BUDGET MUNICIPAL SUR FOND D’AUSTERITÉ GOUVERNEMENTALE

     Le conseil municipal de Saint Jacques de la Lande s'est réuni le 9 février 2026 pour le vote du budget de la commune pour 2026.

   Je me suis abstenu sur le budget principal après avoir fait cette déclaration :

   « Il y a quelques semaines, lors du débat sur les orientations budgétaires, j'alertais sur l'engrenage guerrier en cours et les conséquences pour la population. Les déclarations du chef des armées Mandon au congrès des maires en novembre dernier demandant à ceux-ci de se tenir prêt "à accepter de perdre ses enfants et de souffrir économiquement" car selon lui, il faut se préparer à un choc militaire avec la Russie d'ici 3 ou 4 ans, suivie de l'annonce de Macron du retour du service militaire (au volontariat dans un premier temps) montrent quel avenir guerrier nous réservent les dirigeants de ce pays. Pour paraphraser un célèbre écrivain je dirais que les cimetières sont pleins de gens qui croyaient mourir pour la patrie alors qu'ils sont morts pour les profits des industriels et des banquiers.

   Il faut refuser ce bourrage de crâne guerrier et mortifère. Il faut affirmer que les besoins en matière de logement, de santé et d'éducation doivent être la priorité et non pour les marchands de canons.

   Les gouvernements qui se sont succédés à la tête de l'Etat ces dernières années, ont tous mené des politiques d'austérité contre les classes laborieuses. Ils ont également réduit leurs participations financières au fonctionnement des collectivités. Ils ont demandé aux communes de faire des économies alors que celles-ci assurent de plus en plus de services dépendant auparavant de l'Etat. C'est d'autant plus choquant que les besoins de la population n'ont pas diminué, au contraire. Du fait de la persistance du chômage, les licenciements repartis à la hausse, la pauvreté a grimpé en flèche. Quand s'ajoutent les bas salaires et les pensions trop faibles, on a le tableau de comment vivent les travailleurs.

  Ce ne sont pas les belles paroles de Lecornu, toujours à ce congrès des maires sur plus de simplifications administratives et de la suppression des normes qui empoisonnent la vie des maires qui va résoudre les équations budgétaires auxquels bien des maires doivent faire face avec les faibles ressources dont ils disposent.

  A Saint Jacques, ce qui est proposé comme budget est dans la continuation de ce qui a été fait les années précédentes. Bien sûr, le budget municipal doit aller dans le sens de la satisfaction des besoins de la population et des personnels qui font vivre chaque jour les services publics de proximité. Un budget municipal ne peut pas tout régler vu les faibles moyens à disposition. Le monde, tel qu'il fonctionne est au service des grands groupes capitalistes et pas de la population.  Et en ce dernier conseil municipal de la mandature, permettez moi également de faire le vœu que les travailleurs décideront un jour de diriger la société pour qu’elle réponde enfin aux besoins de tous. »

mercredi 31 décembre 2025

POUR NOUS SAUVER DE LA CATASTROPHE, IL FAUT RENVERSER LE CAPITALISME

    Dans le rapport de Rennes Métropole sur le développement durable qui a été présenté au conseil municipal de Saint Jacques de novembre, la métropole met notamment en avant les actions engagées localement pour limiter le réchauffement climatique qui menace la planète et l’humanité.

    J’ai souligné à ce sujet que toutes les actions portées uniquement par les collectivités et la population sont loin de suffire à résoudre les problèmes liés au réchauffement climatique. Ils se heurtent à l’organisation capitaliste de la société, où en dernier ressort, ce sont ceux qui ont le pouvoir économique, c’est à dire les capitalistes du pétrole, de l’industrie, etc… qui décident. Et leurs choix ne sont jamais fonction des intérêts de l’humanité, mais uniquement du profit et de l’enrichissement qu’ils peuvent en tirer immédiatement. En témoigne le spectacle affligeant de toutes les COP sur les changements climatiques depuis 30 ans !

   Pour espérer un vrai changement, il faudra renverser le capitalisme pour que l’humanité prenne réellement en main son destin.

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (janvier-février 2026)

lundi 15 décembre 2025

ORIENTATIONS BUDGETAIRES POUR 2026

      Le débat sur les orientations budgétaires pour 2026 s'est déroulé lors du conseil municipal du 12 novembre 2025.

     Voici ma déclaration :

Avec le débat sur les orientations budgétaires, c'est toujours l'occasion de prendre un peu de recul par rapport à la gestion quotidienne municipale. On nous donne des chiffres sur la situation économique et politique pour expliquer dans quel contexte est élaboré le futur budget de la commune et les actions envisagées.

    Cette année encore, il est difficile de se projeter vu l'instabilité politique actuelle.

    Pourtant, ce sont toujours les mêmes recettes. Le gouvernement Lecornu 2 prévoit de réduire les dotations aux collectivités. Il prévoit de demander aux communes, aux départements et aux régions de faire 4.6 milliards d'économie, soit 2 fois plus qu'en 2025. Si c'est voté, cela se traduira par moins de services pour la population, moins de services utiles. C'est choquant quand dans le même temps les choses inutiles voire nuisibles progressent : je veux parler des dépenses pour les budgets militaires, la construction d'armes et d'engins de mort.

    Le gouvernement préfère choyer les galonnés et les marchands de canons plutôt que de satisfaire les besoins de la population en matière de logement, d'éducation ou même d'alimentation. Pour l’alimentation des plus pauvres, ce sont les associations caritatives qui en assurent la plus grande partie, alors que beaucoup sont proche de l'asphyxie financière.

    On nous dit qu'il n'y a plus d'argent, que l'Etat est endetté comme jamais. Mais à qui la faute ?

    Une commission sénatoriale ne vient-elle pas de révéler que chaque année 211 milliards d'euros sont distribués à fonds perdus, sans aucun contrôle, aux entreprises. Et que ce sont les plus grosses qui empochent le plus. Alors, quand est évoqué la possibilité de les taxer un peu, voir ces grands actionnaires, ces grands patrons protester, a de quoi faire bondir.

   Ces grands patrons prétendent que la société repose sur eux car ils seraient à l'origine de la création des richesses. C'est faux ! Ils ne vivent que du travail des autres. Il y a longtemps que leurs millions de capitaux devraient être la propriété collective de tous ceux qui ont contribué à créer leur fortune. Il faut dénoncer leur égoïsme de classe.

   Les collectivités, les communes doivent disposer de moyens suffisants pour répondre aux besoins des populations. Ce sont elles qui investissent le plus.

   A Saint Jacques, cela fait des années que l'on constate le manque à gagner du fait de la baisse des dotations de l'Etat et l'on imagine tout ce qui pourrait être fait de positif si l'Etat payait son dû.

   Mais l'argent public va d'abord dans les caisses du patronat. Et par ricochet, les gouvernements espèrent faire supporter l'impopularité de leur politique sur les élus locaux, plutôt que sur la leur.

   Personne n'est dupe.

   Il faut que ça change et il faut que la population se mêle des affaires publiques.

   Les travailleurs font tout fonctionner dans cette société. A eux de la diriger.

samedi 1 novembre 2025

LA DETTE ? GAGNANT-GAGNANT… POUR LES CAPITALISTES

       Les budgets 2026 de l’Etat et de la Sécurité sociale sont au centre des débats des politiciens et du gouvernement.

Ils sont tous d’accord pour affirmer que les 3 400 milliards de dette publique sont le problème le plus urgent à résoudre. Mais aucun d’eux ne veut vraiment s’attaquer aux responsables et aux profiteurs de la dette. En 2024, de 211 à 270 milliards d’aides sont allés aux entreprises, principalement les plus grosses, plus que le budget de l’Education. La même année elles ont supprimé des milliers d’emplois et versé 98,2 milliards d’€ de dividendes à leurs actionnaires.

Le discours de la dette ne vise qu’à culpabiliser la population en nous faisant croire que ce sont les enseignants, les soignants, les allocations diverses, les services publics dans les collectivités locales qui coûtent chers et creusent la dette.

Faire croire que cette dette serait collective est un mensonge. Elle est celle des capitalistes. Les classes populaires doivent refuser de payer une dette qui n’est pas la leur.

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (novembre-décembre 2025)

lundi 1 septembre 2025

C’EST PLUS D’ÉCOLES QU’IL FAUT, PAS PLUS DE PRISONS !

 Des parents d’élèves et des enseignants du collège Jean Moulin de St Jacques se sont mobilisés à la veille des vacances scolaires pour dénoncer la décision du rectorat de fermer une classe de 5ème et de refuser l’ouverture d’une classe de 4ème à la rentrée. Les élèves vont se retrouver à 28 par classe, ce qui est supérieur à la moyenne nationale. L’apprentissage scolaire en sera d’autant plus difficile avec des classes surchargées.

Dans le même temps, le ministère de l’Intérieur annonce sa volonté de doubler la capacité du Centre de Rétention Administrative (CRA) de St Jacques-Aéroport. Cette véritable prison pour des personnes dont les seuls torts sont de fuir la misère et de ne pas avoir les bons papiers pourrait accueillir 106 personnes au lieu de 56 aujourd’hui…

Cela qualifie cette société capitaliste qui organise la chasse aux pauvres et restreint les moyens d’éducation de la jeunesse. Il est urgent de la renverser !

À RETENIR : FÊTE DE LUTTE OUVRIÈRE À RENNES LE 4 OCTOBRE DE 15H à MINUIT, Carrefour 18 (M° Fréville).

 Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (septembre-octobre 2025)