lundi 1 janvier 2024

« TRANSITION ÉNERGÉTIQUE » : LE BAL DES HYPOCRITES

 

La COP28 s’est tenue début décembre à Dubaï. Tout un symbole !

De fait la « transition énergétique » est essentiellement portée par la population et les communes. Les entreprises privées qui tiennent des pans entiers de l’économie y sont quasiment absents.

Le bilan du capitalisme dans ce domaine est désastreux. Dominé par la recherche du profit maximum et le plus immédiat possible, ce système économique entraîne le réchauffement climatique et de graves pollutions.

Les politiques écologiques des gouvernements se réduisent, en fait, à créer des taxes qui pèsent sur les budgets des plus pauvres et à distribuer des subventions aux entreprises, au nom de la « transition énergétique ».

Sur toutes les questions écologiques, une politique concertée et planifiée à l’échelle de la planète serait nécessaire. Or, le capitalisme c’est le règne de la concurrence et de l’intérêt particulier, au détriment de l’intérêt général.

Mettre fin à ce système, irresponsable vis-à-vis des ressources de la planète, est la seule manière conséquente de se battre pour une société respectueuse de son environnement. »

 

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (janvier-février 2024)

mercredi 1 novembre 2023

TRAVAILLEURS DE TOUS PAYS, UNISSONS-NOUS !

 A Rennes, au parc des Gayeulles, près de 130 personnes vivent sous tente : parmi elles, 59 enfants et 9 ont moins de trois ans ! Beaucoup vivent en France depuis des années, et les enfants sont scolarisés.

Certains sont en attente d’une régularisation qui nécessite cinq ans de présence sur le territoire et trois ans de scolarisation ; d’autres sont régularisés mais sont sans logement ; d’autres encore ont été refoulés des lieux d’hébergement où ils étaient. Des associations cherchent à les aider.

En face, les politiciens, de Macron à l’extrême droite, voire certains qui se disent de gauche, reprennent plus ou moins la même idée selon laquelle il ne serait pas possible de les accueillir. Pour les ennemis du monde du travail, c’est « diviser afin de mieux régner ».

Aujourd’hui, la seule issue pour les travailleurs et les pauvres est de se regrouper, quels que soient leur origine, leurs papiers et la couleur de leur peau, partout dans les entreprises et les quartiers populaires. Et de retrouver cette conscience de leur unité indispensable contre le gouvernement et la classe dominante capitaliste.

 Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (novembre décembre 2023)

jeudi 31 août 2023

SAMEDI 7 OCTOBRE, FÊTE DE LUTTE OUVRIÈRE À RENNES

Depuis janvier 2023 le monde du travail a commencé à relever la tête en manifestant massivement contre le vol de deux années de retraite.

Depuis, le gouvernement s’attaque aux allocataires du RSA après avoir amputé les allocations de chômage. Il vient également d’augmenter le tarif de l’électricité de 10% au 1er août après une première hausse de 15 % en février…

Chaque fois qu’un défen­seur de la bourgeoisie parle d’allocations versées aux pauvres, le propos est injurieux et méprisant. De même, les propos sur la responsabilité des parents suite aux émeutes dans les quartiers populaires.

En menant cette campagne odieuse, le gouvernement cherche à faire diversion pour masquer ses propres responsabilités et celles de la classe capitaliste dont il sert les intérêts.

Cette société n’a rien d’autre à offrir comme perspective au plus grand nombre que toujours plus de pauvreté et de violence.

Nous pourrons en discuter lors de la Fête de Lutte Ouvrière le 7 octobre, au centre social Carrefour 18, 7 rue d’Espagne à Rennes.

 Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (septembre/octobre 2023)

samedi 1 juillet 2023

LIBERTÉ DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION POUR TOUS LES MIGRANTS !

 

Au centre de rétention administratif (CRA) de Saint-Jacques, 745 personnes ont été enfermées en 2022 pour le seul crime d’être en situation irrégulière.

Parmi elles, il y aurait eu sept enfants, des personnes présentant des troubles psychologiques sans qu’on ne leur fasse un examen sérieux, des personnes sorties de prison immédiatement réincarcérées, douze expulsions vers des pays à risques comme le Soudan…

Cette politique de répression est ignoble et n’empêche pas les personnes désespérées de fuir la guerre et la misère.

Beaucoup se demandent s’il est possible d’accueillir dignement des migrants ici alors qu’il y a des millions de chômeurs. Pourtant, ce ne sont pas les immigrés qui sont les licencieurs, c’est le patronat.

Et puis, des milliers de milliards d’euros ont été accumulés sur le dos des travailleurs d’ici et d’ailleurs par des capitalistes de toutes nationalités. Avec toute cette richesse, on pourrait permettre à tous les enfants, femmes et hommes, quel que soit leur lieu de naissance, une vie décente.

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (juillet/août 2023)

 

lundi 1 mai 2023

RIEN NE PEUT REMPLACER NOTRE MOBILISATION !

 Avec l’adoption de la loi, Macron croyait que le tour était joué et qu’il lui suffirait de quelques jours pour tourner la page. Il en est pour ses frais parce que, de manifestation en manifestation, la mobilisation tient bon.

Maintenant, nous sommes rentrés dans une guerre d’usure, où le gouvernement parie sur la fatigue des combattants. Mais nous sommes des millions à penser que travailler deux ans de plus nous fatiguera bien plus qu’une journée de manifestation. Quant à la colère, elle ne s’use pas, elle s’accumule.

Et puis, il y a, tous les jours, de nouvelles raisons d’être en colère. Il suffit de passer à la pompe à essence ou de faire ses courses… tous les prix flambent.

Pendant longtemps, le patronat et le gouvernement ont pu faire leur loi avec la conviction que les travailleurs, divisés et résignés, ne parviendraient pas à réagir massivement. Un acquis du mouvement est d’avoir démontré que nous sommes capables de riposter et de nous faire respecter. C’est d’avoir retrouvé la fierté de ceux qui luttent, quand bien même le combat est difficile.

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (mai/juin 2023)