mardi 7 février 2023

Débat d’Orientation Budgétaire St Jacques 2023

 Mon intervention au conseil municipal du 6 février lors du débat d'orientation budgétaire :

"Je ne suis, bien sûr, pas en désaccord avec les axes que vous mettez en avant dans votre rapport sur les orientations budgétaires pour 2023. Je rajouterai même : qui dans cette assemblée peut être en désaccord avec le maintien d’une politique publique ambitieuse au service d’une population en croissance, avec des investissements en faveur d’une ville écologique et durable, alors que vous précisez que cela se fera par une part importante d’autofinancement et sans augmenter les taux des taxes communales ? Ceci dit, les taxes payées par les propriétaires de leur habitation augmenteront nettement du fait de la revalorisation des bases locatives de 7,1 %...

Ma contribution au débat ne portera donc pas sur cet aspect, mais ce sera, comme je le fais chaque année, sur le contexte économique de la crise du capitalisme qui touche les classes populaires encore plus fortement cette année.

Les communes subissent la hausse des prix de plein fouet, ce qui s’ajoute aux difficultés engendrées par des années de diminution des dotations de l’État et la suppression progressive de nombreuses ressources. Au point que beaucoup de maires se trouvent aujourd’hui dans l’incapacité de savoir s’ils vont parvenir à boucler leur budget.

Tout comme ils sabrent les crédits des services publics essentiels, les gouvernements successifs ont puisé depuis des années dans les budgets normalement alloués aux collectivités locales : il faut bien trouver quelque part l’argent qui leur permet d’arroser le grand patronat à coups de dizaines de milliards. La principale dotation de l’État aux collectivités, la dotation globale de fonctionnement (DGF), a d’abord été « gelée » en 2010 – alors qu’elle était auparavant indexée sur l’inflation – avant d’être fortement amputée sous le quinquennat de Hollande. Selon les calculs de l’Association des maires de France (AMF), 46 milliards d’euros ont été ainsi volés aux collectivités en cinq ans. Rappelons que la DGF n’est pas un cadeau de l’État aux collectivités, mais une dotation qu’il leur verse pour financer les compétences qui leur ont été transférées.

Depuis l’arrivée de Macron au pouvoir, celui-ci se vante d’avoir stoppé la baisse des dotations, et même de prévoir de les augmenter à nouveau de quelques centaines de millions en 2023. Mais les 1,74 % d’augmentation de la DGF, prévus dans le budget, sont de l’esbrouffe au regard de l’inflation. Comme le fait remarquer l’AMF, les communes ont moins perdu avec une DGF gelée et une inflation quasi nulle qu’avec cette augmentation minime en période de forte inflation !

C’est d’abord l’explosion du prix de l’énergie qui frappe les collectivités, avec certaines factures qui ont augmenté de 700 %. Certes, pour St Jacques la hausse est plus limitée, mais les factures ont quand même doublé. Mais les produits alimentaires dans les cantines, le papier, le bois, les matières premières pour les travaux de voirie… augmentent aussi. L’inflation réelle est déjà à deux chiffres.

À cela s’ajoutent les pertes successives de ressources pour les collectivités locales. Après la taxe professionnelle, puis la taxe d’habitation, le gouvernement va maintenant supprimer un autre impôt local, la CVAE (Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises), un impôt sur les entreprises dont la suppression était réclamée à cor et à cri par le Medef. Macron et Le Maire aiment se vanter de « faire baisser les impôts », mais ils oublient de préciser qu’ils le font avec l’argent des autres, c’est-à-dire celui des collectivités, qui sert à financer les services publics locaux.

Contrairement à l’État, les communes n’ont pas le droit de voter un budget en déficit, sous peine de se voir mises sous tutelle des préfets. Dans cette impasse, les maires ne voient donc souvent que deux solutions, également néfastes pour les classes populaires : fermer des services publics essentiels pour réduire les dépenses, ou augmenter les derniers impôts locaux qu’ils ont le droit de prélever, la taxe foncière et celle sur les ordures ménagères. Ce n’est pas le cas à St Jacques et c’est tant mieux.

Au-delà des maires, c’est le gouvernement qui est responsable de cette situation par sa politique privilégiant systématiquement le soutien au grand patronat plutôt que les besoins élémentaires de la population."

samedi 31 décembre 2022

POUR UNE ANNÉE DE LUTTES DU MONDE DU TRAVAIL !

   St Jacques est de plus en plus marqué par la pauvreté. Avec l’envolée des prix, pour bien des travailleurs la priorité est de réussir à se chauffer et se nourrir correctement. Le pays risque d’être plongé dans le noir et, pour l’éviter, le gouvernement prépare des coupures d’électricité. Et quelle est la préoccupation de Macron ? Reculer l’âge de départ à la retraite !

Malgré les menaces qui pèsent sur la société et sur les classes populaires en particulier, Macron en rajoute. Après avoir réduit les indemnités chômage, il veut sabrer les droits à la retraite.

Seule l’intervention des travailleurs peut empêcher cette nouvelle attaque.

Dans les entreprises le mécontentement sur les salaires alimenté par l’inflation doit se transformer en un coup de colère général contre la politique du gouvernement et du grand patronat.

Pour éviter la catastrophe, nous devrons reprendre le chemin des luttes collectives contre le gouvernement et le grand patronat riche à milliards.

Bonne année 2023 de lutte !

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (janvier/février 2023)

lundi 31 octobre 2022

AUX GRANDS GROUPES CAPITALISTES DE PAYER L’AUGMENTATION DES FACTURES !

 Voici ce que j’ai déclaré au Conseil municipal du 26 septembre au sujet d’un vœu de « bouclier tarifaire énergétique » pour la commune :

« (…) les augmentations des tarifs du gaz et de l’électricité s’additionnent à celles des prix des produits de première nécessité et obligeront de nombreuses familles à choisir entre se chauffer et se nourrir.

Alors, qui de Total, Engie et autres gros capitalistes, ou de nous doit payer la facture ? C’est à eux de la payer. Ils sont les premiers profiteurs de la hausse des prix (…).

En conséquence, je m’abstiens sur ce vœu de « bouclier tarifaire ». Nous, Lutte Ouvrière, refusons de cautionner ce soi-disant bouclier qui ne protègera ni la population, ni les collectivités locales. Car le gouvernement entend bien répercuter sur la population le financement de ces mesures, sous forme d’impôts supplémentaires ou d’économies réalisées aux dépens des services publics. Son principal objectif est de protéger les profits des capitalistes de l’énergie avec l’argent de la collectivité. »

 Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (novembre/décembre 2022)

jeudi 1 septembre 2022

A SAINT JACQUES, DES TRAVAILLEURS SE FONT RESPECTER !

Les 25 pompiers de l’aéroport de Saint Jacques, salariés de l’entreprise Securitas, se sont tous mis en grève durant toute la semaine du 24 au 30 juin. Ils se sont battus pour leurs salaires, tantôt dans l’aérogare, tantôt devant l’aéroport en organisant des barrages filtrants auprès des automobilistes afin de faire connaître leur mouvement. Chaque jour ils ont décidé tous ensemble des actions à mener et de poursuivre ou non la grève. Leur direction a manœuvré contre la grève pour obtenir la reprise immédiate du travail, y compris en lançant des fausses nouvelles. La préfecture a soutenu leur patron en réquisitionnant 2 pompiers sur chaque plage de travail. Ils ont tenu bon. Ils ont obtenu une prime de 300 euros et la majoration de 50% de leurs heures de travail le week-end. Surtout ils ont fait l’expérience de leur force collective face à une direction qui les méprise. Un exemple à suivre. 

------- 

 Lutte ouvrière organise comme chaque année une fête qui se tiendra à Rennes au centre social Carrefour 18, rue d’Espagne le samedi 8 octobre. Venez nombreux ! 

  Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (Septembre/Octobre 2022)

vendredi 1 juillet 2022

IL FAUT IMPOSER DES SERVICES PUBLICS DE QUALITÉ !

 

L’ouverture de la 2ème ligne de métro va chambouler les circuits actuels des bus sur St-Jacques. Un exemple, il est envisagé la suppression de l’arrêt de bus de la Gautrais. Les besoins de la population de St-Jacques, et plus largement des habitants de la Métropole, passent après les profits de Keolis (30 % de marge en 2018). Dans ce domaine, comme dans d'autres, il faudrait imposer l'inverse. 

Au conseil municipal de mai, les projets de constructions d’immeubles ont été présentés : une explosion ! Combien concerneront les logements bon marché ? Là encore, ce sont des promoteurs privés qui vont en profiter.

Pour la collecte des ordures ménagères, c’est le groupe capitaliste Suez qui a signé un contrat avec Rennes Métropole pour 80 millions d’euros en 2017.

Chacun subit aussi la flambée des prix des carburants et du gaz.

Face à la rapacité des entreprises capitalistes, dont les dirigeants de la Métropole sont complices, nous devons imposer nos intérêts : des salaires, des pensions et des allocations à pas moins de 2000 € par mois. Et des services publics du logement, de la santé, des transports, de l'éducation, à prix coûtant et de qualité.

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (Juillet/août 2022)