mercredi 31 décembre 2025

POUR NOUS SAUVER DE LA CATASTROPHE, IL FAUT RENVERSER LE CAPITALISME

    Dans le rapport de Rennes Métropole sur le développement durable qui a été présenté au conseil municipal de Saint Jacques de novembre, la métropole met notamment en avant les actions engagées localement pour limiter le réchauffement climatique qui menace la planète et l’humanité.

    J’ai souligné à ce sujet que toutes les actions portées uniquement par les collectivités et la population sont loin de suffire à résoudre les problèmes liés au réchauffement climatique. Ils se heurtent à l’organisation capitaliste de la société, où en dernier ressort, ce sont ceux qui ont le pouvoir économique, c’est à dire les capitalistes du pétrole, de l’industrie, etc… qui décident. Et leurs choix ne sont jamais fonction des intérêts de l’humanité, mais uniquement du profit et de l’enrichissement qu’ils peuvent en tirer immédiatement. En témoigne le spectacle affligeant de toutes les COP sur les changements climatiques depuis 30 ans !

   Pour espérer un vrai changement, il faudra renverser le capitalisme pour que l’humanité prenne réellement en main son destin.

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (janvier-février 2026)

lundi 15 décembre 2025

ORIENTATIONS BUDGETAIRES POUR 2026

      Le débat sur les orientations budgétaires pour 2026 s'est déroulé lors du conseil municipal du 12 novembre 2025.

     Voici ma déclaration :

Avec le débat sur les orientations budgétaires, c'est toujours l'occasion de prendre un peu de recul par rapport à la gestion quotidienne municipale. On nous donne des chiffres sur la situation économique et politique pour expliquer dans quel contexte est élaboré le futur budget de la commune et les actions envisagées.

    Cette année encore, il est difficile de se projeter vu l'instabilité politique actuelle.

    Pourtant, ce sont toujours les mêmes recettes. Le gouvernement Lecornu 2 prévoit de réduire les dotations aux collectivités. Il prévoit de demander aux communes, aux départements et aux régions de faire 4.6 milliards d'économie, soit 2 fois plus qu'en 2025. Si c'est voté, cela se traduira par moins de services pour la population, moins de services utiles. C'est choquant quand dans le même temps les choses inutiles voire nuisibles progressent : je veux parler des dépenses pour les budgets militaires, la construction d'armes et d'engins de mort.

    Le gouvernement préfère choyer les galonnés et les marchands de canons plutôt que de satisfaire les besoins de la population en matière de logement, d'éducation ou même d'alimentation. Pour l’alimentation des plus pauvres, ce sont les associations caritatives qui en assurent la plus grande partie, alors que beaucoup sont proche de l'asphyxie financière.

    On nous dit qu'il n'y a plus d'argent, que l'Etat est endetté comme jamais. Mais à qui la faute ?

    Une commission sénatoriale ne vient-elle pas de révéler que chaque année 211 milliards d'euros sont distribués à fonds perdus, sans aucun contrôle, aux entreprises. Et que ce sont les plus grosses qui empochent le plus. Alors, quand est évoqué la possibilité de les taxer un peu, voir ces grands actionnaires, ces grands patrons protester, a de quoi faire bondir.

   Ces grands patrons prétendent que la société repose sur eux car ils seraient à l'origine de la création des richesses. C'est faux ! Ils ne vivent que du travail des autres. Il y a longtemps que leurs millions de capitaux devraient être la propriété collective de tous ceux qui ont contribué à créer leur fortune. Il faut dénoncer leur égoïsme de classe.

   Les collectivités, les communes doivent disposer de moyens suffisants pour répondre aux besoins des populations. Ce sont elles qui investissent le plus.

   A Saint Jacques, cela fait des années que l'on constate le manque à gagner du fait de la baisse des dotations de l'Etat et l'on imagine tout ce qui pourrait être fait de positif si l'Etat payait son dû.

   Mais l'argent public va d'abord dans les caisses du patronat. Et par ricochet, les gouvernements espèrent faire supporter l'impopularité de leur politique sur les élus locaux, plutôt que sur la leur.

   Personne n'est dupe.

   Il faut que ça change et il faut que la population se mêle des affaires publiques.

   Les travailleurs font tout fonctionner dans cette société. A eux de la diriger.