samedi 1 mars 2025

INTERDICTION DES LICENCIEMENTS DANS LES ENTREPRISES QUI FONT DES PROFITS !

 

D’après France Travail, en Ille-et-Vilaine, il y avait 40 400 demandeurs d’emploi sans activité au 4° trimestre 2024 : 2 180 personnes de plus sur un trimestre. Au total, 117 000 travailleurs dans tout le pays ont perdu leur emploi. Les jeunes de moins de 25 ans sont les plus touchés (+ 8,5 %).

  Le grand patronat fait payer l’incertitude de son marché capitaliste. La baisse du pouvoir d’achat des classes populaires, elle aussi continue, restreint le marché et met en faillite nombre de petits commerçants et artisans.

  Les capitalistes ne sont pas pour autant ruinés. Au contraire, les entreprises du CAC 40, dont Stellantis, viennent d’annoncer 107 milliards de bénéfices !

  La priorité pour le monde du travail est de défendre sa peau en forçant le grand patronat à payer sa crise. Il faut lui imposer d’abord l’interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits comme Michelin. Il faut imposer la répartition du travail entre tous sans réduction de salaire et le retour de la retraite à 60 ans.

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (mars-avril 2025)

lundi 24 février 2025

ORIENTATIONS BUDGETAIRES 2025

 Voici ce que j'ai déclaré lors du débat sur les orientations budgétaires de la commune lors du débat qui a eu lieu le 24 février au Conseil municipal :

"L'an dernier, à l'occasion de la discussion sur les orientations budgétaires, on parlait d'incertitudes économiques avec la persistance de l'inflation et l'explosion de certains coûts, comme ceux de l'énergie.

   Cette année, les incertitudes économiques sont plus nombreuses. La crise s'est approfondie et on est proche de la récession. A la multiplication des plans de licenciements, le retour du chômage de masse et ce que cela veut dire comme difficultés supplémentaires pour de nombreuses familles, s'est ajoutée, l'incertitude politique avec la crise entamée avec la dissolution de l’Assemblée nationale.

  Il ne faut pas non plus oublier la persistance de nombreuses guerres qui déciment de trop nombreuses populations, et les conséquences désastreuses de la crise climatique comme en témoignent les différentes catastrophes récentes.

   On est bien entré dans une nouvelle période de turbulence grave de menaces, mais c'est ça le capitalisme.

   Le nouveau gouvernement Bayrou entend réduire les déficits publics et va imposer une cure d'austérité à la population laborieuse et aux collectivités. La propagande gouvernementale sur la nécessité de "redresser les comptes publics" tourne à fond.

   Mais si dette, il y a, alors, où est passé l'argent de l'Etat ?

   Pas dans les poches des travailleurs, ni celles des retraités. Ça c'est sûr !

   Depuis trop longtemps, les caisses de l'Etat servent à alimenter les entreprises privées. Une récente étude universitaire estime que le montant annuel des aides versées aux entreprises s'élèverait à 200 milliards d'euros.

  Selon une autre étude, celle fournie par la chambre des métiers et de l'artisanat, il existe plus de 2 000 aides financières publiques à destination du patronat.

  Si ce n'est pas de l'assistanat, ça y ressemble beaucoup, d'autant que ces aides alimentent les profits et les dividendes versés aux actionnaires. Il suffit de se souvenir des dividendes records versés par les entreprises du CAC 40 en 2024.

  Les milliardaires sont plus nombreux qu'il y a 10 ans. Et il y a un lien entre les aides publiques et les profits privés qui ont explosé ces dernières années sur fond de spéculation financière. A l'autre bout, c'est l'explosion de la misère.

   Alors, la dette, ce n'est certainement pas la nôtre.

   Les contributions demandées aux collectivités entraîneront des conséquences négatives sur la vie des populations. Inciter à diminuer les dépenses des collectivités locales et des communes, comme l'a annoncé le gouvernement, c'est organiser la réduction des moyens qui permettent de maintenir localement un minimum de vie sociale.

   C'est délaisser les problèmes vitaux en matière de santé, d'éducation, de logement et de transport pour des populations toujours plus délaissées.

  C'est inacceptable et il faut le dire."

mardi 31 décembre 2024

« QUI SÈME LA MISÈRE RÉCOLTERA LA COLÈRE »

 

 Selon le site Comparateur des territoires, 15 % des habitants de St-Jacques sont pauvres, c’est-à-dire qu’ils ont moins de 1 200 € de revenu par mois. C’est plus qu’en Ille-et-Vilaine et même qu’en France !

 Année après année la pauvreté augmente. A l’exemple des 250 ouvriers intérimaires virés par Stellantis La Janais en janvier, les licenciements à venir augmenteront le chômage, la précarité et la pauvreté pour les classes populaires.

 En face, les milliardaires tels Pinault, Le Duff, Roulleau, Mulliez vont continuer à nous mener la guerre pour maintenir leurs énormes profits. Ils pourront compter sur la servilité et les milliards d’euros de cadeaux des gouvernements à venir.

 Il n’y a pourtant pas de fatalité à la dégradation de la vie des classes populaires. Il faut une explosion sociale pour prendre aux ultra-riches toutes les richesses qu’ils ont accumulées sur notre dos. En commençant par interdire les licenciements et répartir le travail entre tous.

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (janvier-février 2025)

jeudi 31 octobre 2024

CE N’EST PAS AUX CLASSES POPULAIRES DE PAYER LA DETTE ET LES CRISES CAPITALISTES !

 

Au Conseil municipal j’ai été le seul à voter contre la hausse de la part communale des impôts locaux. Il n’y a qu’à St-Jacques qu’on subit une hausse de près de 9 %. C’est d’autant plus choquant que la taxe sur les ordures ménagères a explosé de près de 37 %. Suez, prestataire privé milliardaire, peut se frotter les mains… sur notre dos.

 Le gouvernement actuel suit la même logique : faire payer les classes populaires.

 Les caisses publiques se sont vidées parce que Macron a baissé les impôts sur les plus riches et a arrosé leurs groupes industriels et financiers d’aides et de subventions tous azimuts. Et si les politiciens de tout bord dénoncent la politique de Macron qui a fait exploser la dette, ils sont les premiers à faire des ponts d’or aux firmes capitalistes comme Suez, Safran, Veolia, etc. quand ils dirigent une région, un département ou une ville.

 Alors, l’argent pour une vie décente pour les classes populaires existe. Il faut juste aller le chercher là où il est : dans les caisses de la grande bourgeoisie.

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (novembre-décembre 2024)

samedi 31 août 2024

« IL N’EST PAS DE SAUVEUR SUPRÊME, NI DIEU, NI CÉSAR, NI TRIBUN. PRODUCTEURS SAUVONS-NOUS NOUS MÊME, DÉCRÈTONS LE SALUT COMMUN » (L’Internationale)

 Dans le contexte de crise et d’aggravation des rivalités entre capitalistes, le gouvernement nommé cet été mènera une politique aussi anti-ouvrière que celle de Macron, même s’il compte des ministres de gauche. Il ne protègera pas les travailleurs d’origine étrangère du rejet, voire de la haine raciste. Ces poisons vont continuer d’agir car le poids politique du RN n’a jamais été aussi élevé. Et le RN ne pourra que se renforcer quand, au fil des mois, le ou les gouvernements montreront qu’ils n’ont rien d’autre à proposer aux travailleurs que de nouveaux reculs.

Notre seul espoir est que les travailleurs retrouvent le chemin des luttes collectives, sans se perdre dans la recherche d’un sauveur suprême qui n’existe pas. Pour mener ces luttes, il faut un parti regroupant des travailleurs de toutes origines derrière leurs intérêts quotidiens et soudés dans le but du renversement du capitalisme et de la bourgeoisie.

À RETENIR : FÊTE DE LUTTE OUVRIÈRE À RENNES LE 5 OCTOBRE DE 15H à MINUIT, Carrefour 18 (M° Fréville).

Tribune Lutte Ouvrière du journal municipal (septembre-octobre 2024)